Le Vampire de Venise

Les vampires sont des revenants et des êtres maléfiques, soit victimes de suicides, soit résultat d’une possession du cadavre par un esprit
malveillant. C’est d’eux que nous allons parler aujourd’hui. Sont-ils un mythe ou une réalité ?

Tout cela va se passer à Venise, ou la Cité des Doges, qui a une face cachée, celle où y règnent la mort et la peur.

Juin 2006, des scientifiques trouvent des ossements dans la cité. Mais il y a un crane qui sort du lot, en effet, il a un objet entre les dents et c’est une brique. Qu’est la signification de cette pratique ? Mattéo Borrini est anthropologie judiciaire, il collabore avec la police en étudiant les ossements des victimes et va essayer d’en savoir plus.

Comme dans toute enquête médico-légale, il faut tout d’abord se pencher sur le corps, car même après 500 ans les os peuvent encore parler. Il va chercher des traces de luttes, de fractures etc. Il détecte des lésions et est sûr qu’elles ont été causées par un traumatisme. En effet, il s’avère que la victime a subie de graves blessures, mais ces coups ont été portées bien avant le décès, car elles ont cicatrisées. La brique a donc été mise dans sa bouche post-mortem, c’est-à-dire après la mort.

Mais pourquoi ? Il poursuit ces recherches dans une bibliothèque médiévale de Florence toujours en Italie et va remonter dans le temps en cherchant des réponses dans divers ouvrages. Il trouve un vieux texte latin avec un titre intriguant : « Dissertations historico-philosophique
sur les morts mâcheurs. » Ce texte publié en 1679 évoque un rituel très ancien et explique comment tuer un mort-vivant, donc un vampire et sa solution et de leur enfoncer une pierre dans la bouche. Le crane correspondait alors à celui d’un vampire.

Mais les vampires appartiennent au domaine de la fiction, alors que le crane est celui d’un homme qui a bel et bien existé. Mais les
histoires qui ont servi à donner naissance au mythe de Dracula sont peut-être finalement une réalité.

Venise, en 1575, il n’y a pas de ville plus riche ni plus glorieuse qu’elle. Le visiteur qui l’aborde est transporté dans un univers étrange, sans égal. C’est un endroit où tout est possible, mais en quelques semaines la peste noire, (qui est une pandémie de peste bubonique, causée par la bactérie Yersinia pestis), tuera plus d’un quart des habitants. Pour rien arranger, les médecins dit « Médecins de la peste » proposent des remèdes fantaisistes. En ce temps-là, la peste noire était interprétée comme l’œuvre du diable.

Mattéo recommence l’examen de sa trouvaille et doit redonner vie à cette créature surgie du passé. Il commence par rechercher des
indices sûrs, ou autour du squelette afin de pouvoir reconstituer le corps du défunt. Il passe donc le corps sous différentes couleurs pour faire apparaitre les indices microscopiques et tamise la terre sur laquelle se trouvait le corps. Il trouve ainsi une perle tombée d’un rosaire, puis une deuxième.

Mais ces perles soulèvent de nouvelles questions, car elles semblent démontrer que le mort a été enterré selon des rites chrétiens et non comme un vampire démoniaques. Toutefois, leur présence confirme la piste religieuse.

Il faut absolument, pour en savoir plus sur le défunt, faire parler ses ossements. Il reste peur être des indices au niveau moléculaire, alors Mattéo le dépose à l’université Tor Vergata, à Rome, qui est reconnue pour son excellence dans l’enseignement de l’économie, de la médecine et de l’ingénierie et surtout pour la qualité de ses professeurs. Olga Raccards, entrepologue moléculaire, va se charger d’extraire l’ADN du supposé vampire. Ils vont commencer par déterminer si le corps appartenait à un Vénitien ou à un étranger.

Déjà une certitude de faite, les os sont ceux d’une femme et cela contredit l’image populaire du vampire masculin.

Mattéo va consulter une autre équipe d’expert, cette fois à Pise. Les paleos-nutritionnistes vont essayer de définir l’origine sociale de la défunte, car savoir ce qu’elle mangeait pourra nous dire si elle était riche ou pauvre. Il apparait que la femme vampire ne mangeait pas de viande et appartenait donc surement à une classe moyenne.

Pourquoi lui a-ton mis une brique dans la bouche ?

Mattéo continu ces recherches et espère maintenant en dire plus sur son âge. Il va pour cela commencer par examiner les interstices du crâne, car on sait qu’ils se referment avec l’âge et examiner la dentition.

Ils peuvent dire qu’elle était âgée d’environ 71 ans, ce qui était très étonnant ens l’Italie au 16 ème siècle, car la longévité était rare. Dans l’antiquité, les autres ont pu penser qu’elle pratiquait la sorcellerie, car elle avait un grand âge, et elle a donc pu être prise pour une
sorcière et a pu être persécutée.

Il retourne à la bibliothèque de Florence pour explorer cette toute nouvelle piste et dans les anciens manuscrits il apprend que pour certain, l’origine du mot vampire serait sorcière. Mais Mattéo reste sûr que la thèse du vampire est la bonne.

Au 16 ème siècle, on ne connaissant pas encore très bien le processus de décomposition d’un corps et c’est logique quand on pense qu’ouvrir une tombe était un tabou. Il pense que, quand la peste noire est survenue, les hommes en manque de place pour entreposer les corps ont dû rouvrir des fosses communes et ont vu des cadavres au ventre gonflé, aux cheveux et aux poils qui avaient poussé etc. La médecine légale moderne connait bien les effets d’une décomposition post mortem. Elle explique que les ongles n’ont pas poussés, mais que c’est la peau qui se serait
rétractée. Pour les poils, les tissus auraient rétrécies autour des follicules pileux etc.

Donc en ouvrant la fosse et en tombant nez à nez avec cette créature ignoble, ils ont surement voulu l’exorcisé, pour la mettre hors d’état
de nuire, en prenant la première chose qu’ils avaient sous la main, ici une brique. Mattéo va à présent faire une reconstruction faciale pour voir quelle apparence cette vielle femme avait.

Il en ressort, bien évidemment, que cette femme n’avait rien d’un vampire ni autre sorcière. Elle peut désormais reposer éternellement en paix. Les vampires resteront pour cette fois-ci dans le domaine de la fiction.

Le Vampire de Venise vampire

Sources:

-texte:

            http://planete-paranormal.forumactif.fr

-photo:

            http://www.mondeinconnu.com

 

 



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