La Dame Blanche de Hohenbourg

 » Il y a longtemps de cela, la source du Maïdenbrunne est vive, et généreuse en eau fraîche. Il y a même un petit étang, où Hedvige, fille du seigneur de Hohenbourg, descend en fin d’après midi pour se refraîchir.

Mais un jour, un sanglier rendu furieux par une blessure de chasseur fonce dans les taillis et les près. Et, voyant une forme humaine, se retourne et assaille notre héroïne. Par « Miracle » (comme seules les légendes peuvent en créer) , Robert de Wegelnbourg, fils du seigneur du château voisin, jaillit d’un fourré, bande son arc et touche la bête qui s’enfuit.

Leurs regards se croisent (évidement), elle tremble et il la prend dans ses bras pour la rassurer (c’est une « technique » qui fonctionne aussi au 21ème siècle lol ) et une belle idylle débute ce jour.

Leurs châteaux respectifs sont à un jet de flèche l’un de l’autre, les deux amoureux n’ont aucun mal à se rencontrer de plus en plus souvent dans cet endroit romantique.

Mais le père d’Hedvige déteste les Wegelnbourg, Il convoque sa fille et lui dit :

* Ma fille, je sais que tu fréquentes le fils de nos voisins.

– C’est vrai père, je le trouve….

* Il suffit, j’ai prévu une autre vie pour toi.

– Pourtant je……

* Enferme toi dans ta chambre !

Mais….. (oui, dans une légende il faut un « mais », sinon, où serait le suspense !) un soir (avez vous remarqué que c’est toujours le soir qu’il se passe quelque chose… brr, je n’ose plus me coucher !), le seigneur de Hohenbourg les surprend près de l’étang. Pris de furie, il sort son arc et abat le jeune homme.

Hedvige, désespérée, s’enfuit vers le château, s’enferme dans sa chambre et……. meurt de chagrin. Bien malgré elle, notre princesse entraine dans sa mort toute la beauté du site de leurs amours.

Les nénuphars qui fleurissaient sur l’étang se fanent aussitôt. L’herbe jaunie parfois de tristesse, et les fleurs n’osent plus se montrer au printemps.

Seul quelques rares myosotis tentent de pousser sur les bords de l’ancien étang, qui chaque année s’appauvrit de son eau si claire.

On prétend que certaines nuits, quand la lune disparaît derrière des voiles de nuages, on peut discerner la silhouette d’une jeune femme vêtue de blanc, à la chevelure dense et noire qui descend, pieds nus, de la ruine du château de Hohenburg.

Elle s’arrête près de la fontaine, écoute le murmure de l’eau et le bruissement du vent dans les arbres. Elle semble attendre son amant et certains prétendent qu’elle chante son amour !

Vers une heure du matin, elle part en pleurant et disparaît dans la sombre forêt. »

C’est du moins ce que racontent les courageux qui se hasardent le soir dans la profonde et noire forêt du Palatinat.

Si vous êtes témoin de cet évènement, ne faites pas de bruit………

Sources:

-images:

http://chateau.over-blog.net

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