Bijoux maudits: comment naissent leurs légendes

Par nature, les pierres précieuses sont fascinantes. Mais ce n’est que lorsque s’ajoute à leurs mystères, une étrange malédiction, qu’elles pénètrent dans la légende des bijoux maudits.

Monsieur Patrick Voillot, gemmologue, est depuis toujours fasciné par les pierres. C’est pourquoi, depuis 30 ans déjà, il parcourt le monde à la découverte des plus beaux spécimens et de leurs histoires. Ainsi il nous raconte l’histoire du Kohinoor, le diamant blanc de 105 carats, qui orne aujourd’hui la couronne de la reine Élisabeth II.

Sa légende commence en Inde, dès le 12e siècle, quand, dans un temple bouddhiste, un homme tenta de voler le diamant qui ornait le 3ème œil du dieu Shiva. Celui-ci, outragé, foudroya aussitôt l’imprudent au pied de la statue, puis, pour se venger, jeta un sort à l’encontre de tout homme qui tenterait de posséder cette pierre fabuleuse. Et, depuis ce jour, tous les propriétaires, moururent dans d’abominables circonstances. Tous, jusqu’au 3 juillet 1850, lorsqu’il est offert, pour le 250ème anniversaire de la Compagnie anglaise des Indes orientales, à la reine Victoria. Celle-ci ajouta alors dans son testament qu’il devrait toujours rester dans le trésor royal, et qu’il ne devrait jamais être porté par un homme. Ses héritiers suivront à la lettre ses dernières recommandations.

Puis vient l’histoire d’un diamant bleu appelé « Hope », aussi dit le « Bleu de France ». Cette pierre de 45,62 carats (contre 112 à sa découverte), demeure encore, à ce jour, comme le plus gros diamant bleu jamais trouvé au monde, et aussi, le second objet d’art le plus visité de la planète (juste derrière « la Joconde »).

 

 

C’est en Inde (pays qui était autrefois le premier producteur mondial), en1668, que Jean-Baptiste Tavernier, un négociant en pierres précieuses, le découvrit pour la première fois. Le diamant avait déjà acquis une certaine réputation. La légende raconte que la pierre avait été volée sur la statue de la déesse hindoue Sita. Les dieux courroucés se seraient alors vengés en maudissant la pierre.

 

 

Cette croyance ne se concrétisa que plus tard pour Tavernier, qui de retour en France, finit ruiné, dévoré par des chiens sauvages. Mais l’histoire de ce diamant ne s’arrêta pas là, car avant de mourir, Tavernier avait eu le temps de le revendre à Louis XVI. Ce dernier le fit retailler en forme de cœur (de 67 carats), et lui donna le nom de « Diamant de la Couronne » ou de « Bleu de France ». Inutile de préciser que Louis XVI et Marie-Antoinette se feront ensuite guillotinés.

Le diamant, qui s’était fait voler en 1792 (une année avant l’exécution du roi), ne refit surface qu’en 1830 à Londres. Il avait changé de forme, mais les experts s’accordèrent à déclarer que, ce diamant bleu, de forme ovale, et de 44,5 carats, était bel et bien le « Bleu de France ». Il avait, en fait, été retailler par Wilhem Fals, un diamantaire hollandais, afin de cacher son identité. Le malheureux mourut de chagrin lorsqu’il apprit qu’il se l’était fait dérober par son propre fils, Hendrick. Celui-ci, sans doute pris de remords, se suicidera par la suite.

Les propriétaires suivants, furent les « Hope », une famille de banquiers anglais, qui donnèrent leurs noms au diamant. Ceux-ci moururent tous totalement ruinés. Puis, en 1867, il fut vendu chez « Christie’s », à un prince d’Europe orientale. Ce dernier l’offrit à une actrice des Folies-Bergère, qu’il tua, d’un coup de revolver peu de temps après. Ensuite se fut un grec qui périt avec toute sa famille dans un accident d’automobile. Et encore le sultan Abdulhamid II, qui ne le possédait que depuis quelques mois, lorsqu’une révolte de l’armée le chassa du trône en 1909.

Deux ans après, il sera revendu, pour une bouchée de pain, à un magnat de la finance prénommé Ned Maclean. Malheureusement pour lui, et bien que sa femme affirmait que la pierre lui portait bonheur, cette famille n’échappera pas non plus à la malédiction. Un de leurs enfants, âgé de 8 ans, s’enfuira de la surveillance de son précepteur et se fera écrasé par une voiture. Le père, désespérer tombera dans l’alcool et deviendra à moitié fou. Il finira ses jours dans un hôpital psychiatrique. Le frère ainé périra, quant à lui, en 1946, suite à une overdose de somnifères.

Enfin, en 1947, après la mort d’Evelyn Maclean, le célèbre joailler Harry Winston se portera acquéreur du sulfureux bijou. Il en fera don, en 1958, au « Smithsonian Institute de Washington », où il demeure encore exposé aujourd’hui.

Patrick Voillot, nous informe, ensuite, sur le fait que des pierres plus petites, et d’apparence plus communes, semblent également entourées de mystère. Ce que nous confirme Noëlle, une jeune femme qui affirme posséder des bijoux maléfiques. Ceux-ci lui ont été offerts par son mari, 20 ans auparavant. Elle nous raconte qu’à chaque fois qu’elle porte ces colliers, elle est prise par d’atroces nausées et de violents vertiges. Elle ressent également un effet de chaleur, qui s’accentue, jusqu’à finir par la bruler. À cela s’ajoute des accidents de voiture, des problèmes financiers et de difficultés professionnelles. Pour elle pas de doute possible, les coupables sont les bijoux.

En conclusion, et pour ceux que ce sujet passionne, il faut savoir que ces histoires ne sont qu’un petit aperçu des légendes, et qu’il en reste encore beaucoup d’autres à découvrir.

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Sources:

-textes:   

                   http://www.mystere-tv.com

-images:

                   http://loretlargent.info

 

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