Les clochers tors

Qu’est-ce qu’un clocher tors ?

Le clocher d’une église se compose le plus souvent d’une tour carrée en pierre sur laquelle repose une pyraide coiffée en flèche. Un clochers tors ou clochers flammé est un clochers où la flèche est en spirale, souvent couverte d’ardoises.

D’après les statistiques, il existerait 79 clochers « tordus » en Europe: 35 en France, 19 en Allemagne, 8 en Autriche, 8 en Belgique, 2 au Danemark, 1 en Italie et 3 en Suisse – dont l’immense majorité se présente sous forme octogonale.

Sur le total, 46 flèches « tournent de gauche à droite, alors que 26 « virent » de droite à gauche.

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Le Vieil-Baugé

L’origine ???

Deux hypothèses s’affrontent quant à l’origine de cette torsion:

-les uns sont les clochers construits en tors, pour réaliser une prouesse architecturale. On peut citer ceux de Mouhliherne et de Fontaine-Guérin en Maine-et-Loire, de Treignac en Corrèze ou de Saint-Outrille dans le Cher.

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Le clocher de Fontaine-Guérin , Maine-et-Loire

On peut citer ceux aussi de la maison des Compagnons du Devoir à Nantes qui est une véritable oeuvre d’art, un chef-d’oeuvre compagnionnique. Une maquette en explique la contruction à l’intérieur du bâtiment. En Allemagne, le toit d’une porte de ville de Duderstadt était déjà tors au XVème siècle, et tourne de droite à gauche.

-D’autres le sont devenus au cours du temps, comme au village de Fougeré en Maine-et-Loire, qui a subi quattre tornades reconnues catastrophes naturelles en 40 ans.

Certains architectes comme Viollet-le-Duc pensent qu’ils sont devenus hélicoidaux suite à un mauvais séchage du bois. Il est en effet prouvé que la charpente de certains clochers en viellissant à bougé.

Le bois travaille presque toujours, son sens de rotation naturel étant de gauche vers la droite. Dans un clocher, il suffit qu’il y ait une rotation d’un vingtième de degré à la base du poinçon, la pièce centrale est maîtresse de la charpente, pour que celle-ci atteigne un huitième de tour (45°) au sommet, entraînant une torsion de l’ensemble de la charpente. Au fur et à mesure des années, avec le renouvellement des toitures, le défaut s’embellit. La torsion du clochers de l’église Notre-Dame à Puiseaux dans le Loiret est dû à un mauvais séchage du bois. Mais cette hypothèse semble invraissemblable, car la torsion de tous les morceaux de bois au même moment, dans le même sens, en gardant une symétrie parfaite est presque impossible. De plus la distance entre la base du clochers et le haut-réduit, les tuiles devraient alors se briser, ce qui n’est pas le cas. La torsion du clocher ne devrait pas être arrêtée.

Certains disent que ce clocher a été constuit ainsi, les constructeurs auraient fait ceci pour montrer leur savoir, mais n’auraient pas transmis le secret. Les habitants aux alentours ne sachant pas reproduire ceci ni expliquer comment on peut réaliser une telle construction auraient dit que le clochers tors ce qui attire aussi le tourisme (phrase imcompréhensible).

Une dernière hypothèse est celle des courants de rivière souterraine, en effet une rivière passe sous ce genre de clocher, il s’agirait alors de l’énergie tellurique !!!

Les clochers tors auraient une autre origine, paranormale cette fois (eh oui, sinon ce ne serait pas marrant ! emoticone)

Il va de soi que les villageois, voyant leur clochers prendre de curieuses allures, ont échaffaudé de truculeuses légendes. L’immagination populaire s’y donne libre cours et la plupart d’entres elles évoquent la main des fées ou tournent autour de facéties du Diable, qui aurait-pour de multiples raisons-mis à mal l’édifice religieux local.

En effet, d’étranges rumeurs ont circulé quant à l’origine la torsion.

En voici quelques unes:

Témoignages: le Vampire de Pointigné

Un paysan d’Anjou, ruiné et couvert de dettes, s’était donné au Diable pour éviter la prison. La nuit, une fois par semaine, il se transformait en chauve-souris pour commetre de mauvais coups. A la faveur de ce déguisement, le vampires commetant de crimes et de désordres, que les villageois se virent obligés de faire venir un exorciste. Le prêtre, ayant forcé le Diable à comparaître, lui demandant le nom de celui qui se dissimulait sous le déguisement, car, si l’on soupçonnait le fermier, c’était sans la moindre preuve.

Le Malin l’indiqua à contre-coeur. L’exorciste, en homme sage et avisé, épia le suspect et finit par le surprendre à l’instant de sa transformation. C’était dans le clochers de l’église de Pontigné que le paysan ensorcelé se réfugiait le soir venu, délaissant ses vêtements pour devenir vampire, et, ainsi travesti, courrir les campagnes à la recherche de sang frais.

L’exorciste ordonna au curé qui l’accompagnait de faire sonner les cloches, tandis que lui-même se ru sur le fermier juste au moment où il venait de changer de forme et s’enfuyait par une ouverture. Le saisissant par une patte, l’exorciste voulant le ramener dans le clocher, mais la bête le griffa sauvagement, se débattant comme un beau diable. Alors, d’un coup de crucifix le prêtre lui sectionna une patte qui lui restait dans la main.

C’était une main d’homme. Déséquilibré, le vampire s’envola à tire d’ailes, en poussant des cris épouvantables, entraînant le clocher dans sa fuite. Le lendemain, les habitants de Pontigné découvrirent avec effroi la forme étrange qu’avait prit leur clocher. En allant visiter le paysan suspect, l’exorciste, le trouva au lit, l’avant-bras enveloppé dans des linges sanglants, et l’on s’apperçut qu’il n’avait plus de main droite.

Et vous, qu’en pensez-vous ???

Le célèbre clocher de Vieil-Baugé, en Maine-et-Loire, est à la fois « tordu » et « courbé ». On y rapporte que, du temps de Yolande d’Aragon, deux ducs y épousèrent le même jour des sœurs jumelles. A la sortie de l’office religieux, les jeunes épousées sacrifièrent au rite de « l’embrassade publique ». Mais, scandale! elles se mirent l’une comme l’autre, à échanger les plus tendres baisers, chacune avec… son beau-frère! Gaillards, les nombreux invités de la noce, d’abord stupéfaits, furent pris d’un formidable fou-rire, qui s’entendit des lieues à la ronde. Et le clocher, amusé par la scène, se « tordit » de rire, lui aussi!
Le clocher de Saint-Outrille, dans le Cher, est d’abord « tordu », puis droit… le grand art! Deux légendes se rapportent à cet étrange clocher. La première veut que cette flèche se redresse lorsque trois jeunes filles – vierges et originaires du lieu_- se marieront, le même jour, dans l’église qui la supporte. La seconde prétend qu’une vieille femme voulut déloger le diable, qui avait élu domicile au sommet de la tour. Effrayé, le Malin prit la fuite en hurlant. Mais, furieux d’être chassé de son perchoir, il tordit le clocher d’un seul coup de son énorme queue, qu’il avait enroulée au faîte de l’édifice.

Qu’ils soient « irréguliers », « vrillés », « tordus », « grotesques », « tournés », « flammés », « hélicoïdaux », « en spirale », « enroulés », « en volutes », « à arêtes courbes », »en pyramide octogonale spiralée », « tortus », « en limaçon », ou, selon le langage populaire, « saoûls », « bourrés » ou « endiablés », les clochers tors ont fait couler beaucoup d’encre.

Mervans, en Saône-et-Loire, possède un très curieux clocher « tors ». Rares sont les « clochers flammés » recouverts de tuiles comme celui de Mervans, qui date de la Renaissance. L’histoire et les légendes entourant cet édifice valent la peine d’être contées. Au Moyen-Age, la bourgade était surtout connue pour sa léproserie. L’église de Mervans, elle, date du XIVe siècle. Elle a toujours été placée sous le patronage de saint Maurice.

Des faits marquants

Des événements qui ont émaillé son histoire, nous retiendrons quelques faits marquants:

- D’abord cette messe de « purification » qui y fut célébrée, le 21 septembre 1636 après la prise de Verdun-sur-le-Doubs par les Impériaux commandés par Lamboy et Forkak, général des Croates.

- En 1764, selon le bulletin paroissial, «François Chauveau, couvreur à thuile domicilié à Ourouxest mort de la chute du cloché de Mervans le 7 juillet 1764 et a été enterré après être relevé par la justice le lendemain.»

- En 1793, une bande de révolutionnaires de 12 hommes et plus venant des communes voisines fit irruption dans l’église pour la dévaster. Ils dirigèrent leurs armes sur un bas-relief en bois sculpté représentant les saintes femmes au pied du crucifix. Leurs fusils s’enrayèrent et aucune des balles ne partit. C’est ainsi que cette œuvre précieuse fut miraculeusement épargnée.

- Des trois cloches de l’église, les deux plus petites furent volées durant la révolution.

- Dans la nuit du 3 au 4 avril 1902, une grande partie de l’église s’effondra. La veille de l’accident, un architecte avait inspecté l’église et déclaré qu’elle n’était pas en mauvais état. Mais miraculeusement son célèbre clocher flammé, fièrement dressé au-dessus de son antique charpente, sortit indemne de l’éboulement de l’église. L’église dut attendre plus de vingt ans avant d’être restaurée.

 

- En 1908, le conseil municipal envisagea même la vente du clocher, de sa cloche de 1509 et de l’horloge, pour la somme de 2.030 F. Cette décision fut annulée, car elle prévoyait la démolition du clocher aux risques et périls de l’éventuel acquéreur et la transformation du cimetière entourant l’église en place publique.

- L’église restaurée fut bénie le 9 août 1925.

Le clocher flammé de Mervans dont la construction date de la période flamboyante du gothique anglo-normand est à l’origine de curieuses légendes. L’une raconte « que le clocher de Mervans aurait été construit en une seule nuit par des fées, laissant quelques trous à dessein. Ces trous n’ont jamais pu être bouchés car tous les matériaux qu’on y mettait tombaient d’eux-mêmes ».

Dans sa « Légende du clocher de Mervans », le poète Claude Perraut rapporte que Maître Crétin compagnon charpentier, installé dans la flèche du clocher, jeta vers minuit un plein seau d’eau bénite sur Satan en train de tordre le clocher. Le Malin, couvert d’horribles brûlures, s’enfuit, laissant le charpentier abasourdi devant son clocher irrémédiablement tordu. Sylvie Monin : L’église de Saint-Maurice de Mervans.

La légende de Saint-Maurice

En 285 de notre ère, à Agaune – aujourd’hui Saint-Maurice dans le Bas-Valais (Suisse) -, Maurice commandait, avec son adjoint Candide, une légion romaine entièrement composée de soldats chrétiens. Cette légion était appelée «thébaine» parce que ses soldats avaient été recrutés à Thèbes, en Égypte. L’empereur Marcus Aurelius Valerius Maximianus (250-310) plus connu sous le nom de Maximien, venait d’être déclaré « Auguste » et de se voir confier la conduite de l’Empire d’occident par Dioclétien.

L’Empire romain alors en plein marasme politique, connaît également des luttes d’influence religieuses. Alors que Dioclétien conserve Jupiter comme dieu protecteur, il impose Hercule comme dieu tutélaire à son protégé. De passage dans le Valais, avec des troupes importantes, Maximien veut restaurer dans l’armée le respect dû aux dieux traditionnels de Rome. Apprenant que les chefs et les soldats de la Légion thébaine s’étaient convertis au christianisme, il leur enjoignit de sacrifier à Hercule ainsi qu’aux dieux tutélaires de la Rome païenne. Maurice le centurion, Candide et la plupart de leurs hommes, refusèrent. Alors, les surprenant par ruse, Maximien les fit massacrer jusqu’au dernier.

Saint Maurice donnera son nom à la ville près de laquelle il mourut. Il devint le saint national de l’Helvétie lorsque Sigismond roi des Burgondes y eut fondé un monastère, sur le lieu de son martyre, en l’an 517. Son enseigne, croix blanche sur fond rouge, deviendra l’emblème national de l’Hélvétie et demeure aujourd’hui encore celui de la Suisse (confédération helvétique).

Le démon de l’église de Mervais

Un voyageur anglais de la fin du XIXe siècle, originaire de Chesterfield, cité britannique qui possède elle aussi un clocher « tors », séjourna plusieurs mois en Bourgogne. Dans ses carnets de route, il narre à sa manière, l’histoire du clocher vrillé de Mervans. « Ce curieux édifice survécut à plusieurs cataclysmes. La première fois ce fut la foudre qui embrasa le clocher, la seconde fois une forte tempête décoiffa l’église, la troisième la guerre passa par là.

Les anciens du village racontent que, dans le temps, une bohémienne brûlée vive pour faits de sorcellerie, aurait maudit le curé de Mervans qui l’avait dénoncée, et jeté un sort sur l’église. Ainsi, durant des lustres, un vilain diable pervers s’installa dans le clocher, narguant les villageois par ses niches, ses facéties et ses calembredaines, troublant les messes par des pets sonores et des exhibitions inconvenantes.

Le vil petit gnome osait même, sans vergogne, déféquer et uriner sur les fidèles à la sortie de la messe, et, la nuit, il empêchait les curés successifs de dormir en leur inspirant des songes lascifs. Le jour où les villageois, désireux de retrouver la paix, en appelèrent à l’évêque pour qu’il délègue des frères exorcistes afin de le chasser, le démon se vengea en tordant le clocher dans sa fuite. »

 

Sources:

-textes:

             http://paranormal-esotemyst.forumactif.com/

             http://www.science-et-magie.com/

-images:

 

 



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