El Chupacabra

Le chupacabra (à prononcer « tchoupacabra » ; littéralement en espagnol : « suce-chèvre ») est une créature mystérieuse de la culture populaire des régions hispanophones d’Amérique. Il tire son nom de son régime alimentaire supposé : il s’attaquerait en effet au bétail et tuerait les animaux en buvant leur sang. Son aire de répartition s’étendrait du Nord des Etats-Unis pour sa limite Nord, jusqu’au Chili pour sa limite Sud. Le chupacabra est cependant souvent associé à l’île de Porto Rico et au Mexique, dans la mesure où ce sont des pays où le « folklore » autour de la créature est particulièrement vivace, et où le plus grand nombre de témoignages et d’attaques de bétail ont été rapportés. Description Il existerait deux types de chupacabra : le « chupacabra extraterrestre » ; il est décrit comme un être à l’apparence reptilienne, avec une peau glabre, écailleuse ou recouverte d’un court duvet de couleur grise ou brune. Il est bipède, d’une hauteur comprise entre 1 mètre et 1 mètre 60 quand il se tient redressé sur ses deux pattes arrières ; il se déplace en faisant des bonds tel un kangourou. Sa tête est très grosse par rapport au corps, avec de grands yeux rouges et des crocs apparents. La créature laisserait derrière elle une forte odeur de soufre. Ce type de chupacabra se voit parfois attribué différentes capacités plus ou moins réalistes, comme la capacité de voler (il est parfois décrit avec des ailes de chauves-souris) ou de se déplacer à une vitesse qui le rend invisible à l’oeil humain ; certains témoignages lui prêtent également le pouvoir d’hypnotiser ses victimes, ou de changer de couleur tel un caméleon. Les dessins et les croquis du chupacabra lui donnent souvent une apparence très similaire à celle du petit gris, bien que cela ne soit pas explicitement signalé dans les témoignages. le « chupacabra canin » ; ce chupacabra est décrit comme une sorte de chien étrange (parfois comme un félin), le plus souvent sans poils. Il est parfois présenté comme un reptile à l’apparence canine, avec une langue bifide telle celle des serpents. Signalements et témoignages Le chupacabra est devenu un thème très médiatique (surtout en Amérique latine) ainsi qu’un élément incontournable du folklore ufologique (au même titre que l’affaire Roswell?, par exemple) ; sous bien des aspects, il s’apparente à une légende urbaine?. De ce fait, un très grand nombre de fausses informations circule à son sujet et il est souvent difficile de démêler la vérité des rumeurs. Pour cette dernière raison, seuls seront notés ici les témoignages les plus connus. Les premières mutilations de bétail? authentifiées remontent à 1975 ; elles furent d’abord localisées autour du petit village de Moca à Porto-Rico, puis furent signalées dans d’autres endroits de l’île. Les animaux avaient été vidés de leur sang par une série d’incisions circulaires, les attaques furent donc imputées à un vampire (El Vampiro de Moca ) ou à un culte « sataniste? ». Puis en 1995, les mutilations connurent à nouveau une forte augmentations : huit moutons furent d’abord trouvés mort, eux aussi vidés de leur sang par trois incisions effectuées au niveau de la poitrine. Puis quelques mois plus tard, d’autres attaques (pas moins de 150 selon certains auteurs) furent répertoriées sur du bétail et des animaux domestiques. Une unique témoin, Madelyne Tolentino, rapporta avoir vu la créature ; sa description posera les bases du « chupacabra extraterrestre ». C’est à cette époque durant les années 90 que le nom de « chupacabra » se répand dans la culture populaire ; le terme pourrait avoir été inventé à l’origine par l’artiste porto-ricain Silverio Pérez, ou par l’écrivain Michael Crichton dans son livre Jurassic Park (écrit en 1990). Croquis du chupacabra observé par Madelyne Tolentino en 1995, réalisé d’après les descriptions de celle-ci Suite à la vague d’attaques de 1995 qui connut un fort écho médiatique, des mutilations d’animaux furent rapportées dans d’autres pays d’Amérique : Etats-Unis et Mexique, et dans une moindre mesure Brésil, Chili, Argentine, Bolivie, Nicaragua, Panama, Salvador… En janvier 1996, trois jeunes filles de Varginha au Brésil affirmèrent avoir observé une créature similaire au « chupacabra extraterrestre » : elles le décrivirent comme un humanoïde bipède d’une taille de 1,6 mètre, pourvue d’une grosse tête sur un corps malingre, avec des grands yeux rouges et une peau brune. La créature dégageait également une très forte odeur désagréable. Cette observation aurait été précédée d’un signalement d’OVNI dans la région et elle a conduit certaines personnes à penser que le chupacabra était d’origine extraterrestre. En juillet 2004 près de la ville de San Antonio au Texas, un fermier tua une créature similaire à un chien mais entièrement glabre, qui était en train d’attaquer son bétail. L’animal fut connu par la suite sous le nom de la bête d’Elmendorf. Des analyses ADN révélèrent cependant que la créature était en réalité un coyote atteint de la gale sarcoptique, une maladie parasitaire provoquée par un acarien (Sarcoptes scabiei) entraînant des lésions cutanées et une perte des poils. D’autres carcasses similaires de coyotes atteints de la gale furent trouvées dans la région en octobre 2004. Toujours en 2004 au Texas, un fermier nommé Reggie Lagow captura dans un de ses pièges un animal qu’il décrivit comme un croisement de rat, de chien sans poil et de kangourou. Selon ses dires, il confia ensuite la carcasse au Texas Parks and Wildlife Department – mais l’organisation nia fermement l’avoir jamais reçue, et elle déclara que les photos de l’animal semblaient indiquer que celui-ci était un coyote. Photographie de l’animal tué par Reggie Lagow en 2004, près de Coleman au Texas En août 2006, les habitants de la ville de Turner dans le Maine signalèrent le cadavre d’un « mutant hybride » de chien reposant le long d’une route, auquel ils attribuèrent des attaques perpétrées contre des chiens domestiques. Les photos prises montrent cependant un chien quelconque (probablement un croisé de chow-chow ou d’akita inu vu sa morphologie) visiblement heurté par une voiture. La carcasse ne put cependant être examinée par des experts car elle disparut, « dépecée par les vautours » selon les habitants. Photographie du cadavre de l’animal « mutant » trouvé à Turner, Maine, en août 2006 En août 2007, des habitants de la ville de Cuero au Texas trouvèrent trois cadavres d’animaux étranges, qu’ils prirent en photo et dont ils conservèrent une tête qu’ils mirent dans un réfrigérateur. L’une des personnes témoigna qu’une trentaine de poulets de sa ferme avaient été tués et saignés par un animal inconnu sur une période d’un an, ce qui leur fit faire le lien avec la légende du Chupacabra. Cependant, des analyses ultérieures révélèrent que les cadavres étaient bien ceux de coyotes (pour plus de détails sur cet affaire, voir l’article bête de Cuero). Au mois d’août suivant, toujours à Cuero, l’adjoint au shériff du comté de Dewitt prit une vidéo montrant un animal ressemblant à un chien sans poil courant sur le bas côté de la route. La vidéo est cependant trop courte et ne montre pas assez l’animal pour que celui-ci puisse être identifié avec plus de précision. Quelques témoignages à la localisation géographie « atypique » ont été rapportés : à proximité de Perth en Australie, deux amis affirment avoir entendu des cris semblables à ceux d’un cochon, qui les menèrent à une créature haute de plus d’un mètre, pourvue de grands yeux rouges, de dents pointues et au corps recouvert de poils. Celle-ci tenait un kangourou mort dans la gueule, et elle disparut en bondissant verticalement dans les airs. en Russie, une créature similaire au chupacabra aurait tué une soixantaine de moutons et de dindes durant le printemps 2005 ; aux Philippines, un « chupacabra » similaire à un chien est supposé avoir tué 8 poulets en janvier 2008. Hypothèses explicatives Un très grand nombre d’hypothèses ont été avancées pour expliquer la nature du chupacabra, tant par les sceptiques que par les défenseurs de son existence. Le chupacabra serait ainsi : une créature extraterrestre. Cette hypothèse s’appuie notamment sur la correspondance de certaines de ses manifestations et d’observations d’OVNIs. Des ufologues ont même avancé que les chupacabras sont les animaux domestiques des petits gris, et qu’ils se seraient échappés des vaisseaux de leurs maîtres alors que ceux-ci exploraient la Terre ; ou alors, que les chupacabra assistent les petits gris dans leurs prélèvements d’organes sur le bétail. une créature hybride, issue de manipulations génétiques effectuées par des agences secrètes du gouvernement américain. un cryptide : une espèce encore inconnue de canidé ou de félin (pour le « chupacabra canin »), voire un dinosaure survivant (pour le « chupacabra extraterrestre »). d’autres hypothèses plus ou moins farfelues ont été proposées, depuis le monstre issu d’une autre dimension jusqu’à l’insecte géant. L’explication officielle des gouvernements américain, portoricain et mexicain est que les mutilations de bétail ont été effectuées par des meutes de chiens errants ou par des animaux carnivores importés sur l’île : pumas, jaguars, singes… L’origine humaine des attaques n’est pas écartée non plus ; il a été ainsi avancé que celles-ci pouvaient avoir été réalisées par des sectes sataniques ou des détraqués. Cependant le nombre important d’attaques et leur vaste répartition géographique indiquent que cette explication n’est pas valable dans tous les cas de mutilation du bétail. Les sceptiques avancent également qu’il n’existe aucun véritable indice militant en faveur de l’existence du chupacabra. Les rares clichés ou vidéos le montrant sont considérés comme des canulars probables. Enfin les cadavres et squelettes supposés appartenir au chupacabra se sont tous révélés, après analyse, appartenir à des animaux bien connus (chiens, chats ou coyotes). Le « chupacabra canin » si répandu aux Etats-Unis ne serait donc finalement qu’un coyote atteint de la gale sarcoptique, ce qui lui donne son aspect glabre et efflanqué. >>< Photographie d’un jeune coyote atteint de gale sarcoptique (source : USDA Wildlife) Le « chupacabra extraterrestre » n’est quant à lui connu que par quelques témoignages discutables, issus de populations peu éduquées et superstitieuses, chez lesquelles la tradition d’une créature suceuse de sang est très ancienne (voir Hombre-mosquito). Le chupacabra serait donc une survivance modernisée de ces anciennes croyances. La légende urbaine qui entoure le chupacabra contribue à brouiller les pistes et à donner plus de consistance à son existence, en noyant les rares informations véridiques au sein de rumeurs et de pures inventions. On attribue ainsi au chupacabra un plus grand nombre d’attaques et de témoignages qu’il n’en existe en réalité. De même, la supposée « précision chirurgicale » avec laquelle les morsures et incisions ont été effectuées pour saigner le bétail est grandement exagérée – dans le but d’appuyer le caractère «surnaturel» des mutilations. En réalité, les cadavres d’animaux attaqués n’ont jamais fait l’objet d’analyses sérieuses de la part des services vétérinaires, et la majorité des mutilations observées sont facilement explicables par les habitudes alimentaires des animaux prédateurs.



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